La Ferme de Bonneville : L’importance du lien au sol

A quelques kilomètres de Marans, située aux portes du Marais Poitevin, La Ferme de Bonneville pratique l’agriculture biologique depuis les années 60. Elle produit des oléagineux, des céréales, des légumes secs et élève des bovins et des volailles. Ces productions sont transformées sur place en huiles vierges, en farines, en pâtes alimentaires, et la viande est vendue directement à la ferme.

La ferme de Bonneville est née de la réunification de deux fermes ancestrales ayant refusé l’industrialisation de l’agriculture dans les années 50 et 60. Ces deux fermes pionnières ont d’ailleurs aidé à la définition de l’agriculture biologique. Les terres de cette ferme sont vierges de tout pesticide et engrais chimiques.

Les deux entités ont d’abord commencé par la mise en commun des outils, des zones de stockage et du savoir-faire. En 2005, elles décident de s’unir définitivement sous le statut juridique d’EARL. Aujourd’hui la ferme de 300 hectares fait vivre 4 foyers.

Champ de bourrache bio de La Ferme de Bonneville

Le lien au sol

Pour ces cultivateurs l’objectif est simple : favoriser le savoir-faire artisanal en privilégiant le lien au sol dans une structure agronomiquement viable. En d’autres termes le but est de respecter le cycle naturel. Les restes de la production de farine (le son) et d’huile (le tourteau) sont réutilisés pour l’alimentation animale, les animaux sont élevés en plein air (élevage extensif), les cultures sont fertilisées par du compost réalisé sur la ferme à base des effluents d’élevage.

L’exemple de l’huile

La fabrication d’huile est un très bon exemple pour illustrer le lien au sol. Elle est fabriquée par pression à froid des graines avant de décanter pendant 2 à 3 semaines. Tout comme le vin, le goût de l’huile dépend de l’ensoleillement, de la terre, de l’humidité ou encore des conditions de stockage. Ce qui est intéressant c’est qu’en plus d’obtenir une huile de qualité, le résidu appelé « tourteau » est réutilisé pour l’alimentation animale. C’est un cercle vertueux.

Dans l’industrie la première pression se fait à chaud pour augmenter le taux d’extraction des graines. Le tourteau est pressé de nouveau pour obtenir toujours plus de rendement. Les solvants et la chimie sont utilisés pour désodoriser, décolorer, recolorer et augmenter les profits. Cela peut représenter une quarantaine de traitements qui font perdre la qualité à l’huile. A l’inverse, la méthode artisanale ne représente que 3 étapes sans faire appel aux produits de synthèse controversés.

La Ferme de Bonneville souhaite faire venir les clients locaux et les curieux sur l’exploitation pour leur expliquer ce contexte et leur présenter leurs méthodes de travail.

Décantation de l’huile de bourrache bio

L’utilisation de l’huile en cosmétique minimaliste et durable

C’est à la Ferme de Bonneville que le Laboratoire Sidonie Champagne s’approvisionne en huiles de tournesol et de bourrache notamment pour fabriquer ses déodorants solides, toujours dans une logique de sourcer localement les matières premières. La saponification à froid permet l’emploi d’une huile de qualité inférieure au standard alimentaire. Son utilisation permet également de ne rien jeter et de ne pas peser sur l’huile de consommation alimentaire. Donc une fois de plus, de fortifier le cercle vertueux du cycle naturel.

Mon’Déo, le déodorant solide du Laboratoire Sidonie Champagne

 

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